Le plastique, c’est pas fantastique! 2


Ce n’est un secret pour personne, le plastique pollue notre environnement.

Il n’y a qu’à passer à côté d’un champ ou arpenter une plage de sable pour constater le désastre.
Chez moi les écoles organisent des sorties “nettoyons la nature” avec les enfants et quelques parents volontaires. Chaque fois c’est la même chose : mégots, verre et plastiques en tout genre jonchent les trottoirs et les abords des champs. Et les décharges sauvages ne sont pas rares.

Ceux qui ont suivi l’émission “The Island” diffusée sur M6 ont eux aussi vu ces plages du bout du monde polluées par NOS déchets. L’existence du “septième continent” -agglomérat de déchets plastique dérivant au nord du pacifique- n’est plus à prouver. Les animaux marins mangent malgré eux du plastique, parfois réduit à l’état de minuscules particules dans les océans. Triste… Désolant même.
Quand ces animaux ne se retrouvent pas pris dedans, ou l’estomac si plein de cochonneries qu’ils finissent par en mourir, ils se retrouvent dans nos assiettes, nous délivrant notre dose de plastique.

Les déchets aquatiques proviennent à 80 % d’activités humaines. Rejetés dans la nature, sur la voie publique ou dans les canalisations, ils sont acheminés par la pluie et le vent jusqu’à la mer ou par les fleuves et les rivières. Majoritairement composés de matière plastique, les déchets sont de nature et de taille très diverses : mégots, sacs plastiques, cotons-tiges, emballages plastiques, granulés de plastique (matière première de l’industrie plasturgique), filets et équipements de pêche etc.

Source : www.service-public.fr

En quelque chiffres:
Le plastique est produit à un rythme de plus de 8000 kilos par secondes à travers le monde.
Une bouteille plastique a une durée de vie moyenne de 1000 ans, et un sac plastique met 440 ans à se dégrader dans la nature.

A ce rythme là, si on ne fait rien on a se retrouver submergés de plastique très rapidement!

Heureusement certaines bonnes idées voient le jour

Le jeune Néerlandais Boyan Slat a imaginé un système permettant de nettoyer l’océan à l’aide de bouées et en exploitant les courants marins.
Ce projet est expliqué plus en détails sur le site Bio à la Une.

Deux surfeurs Australiens ont eux inventé un “aspirateur pour océan” qui serait parfait pour nettoyer les zones proches du littoral.

La Hollande s’intéresse à une idée innovante. Elle consiste à transformer les résidus de plastiques (récupérés notamment dans les océans) en blocs préfabriqués permettant de construire des routes. Cette innovation aurait le double avantage de trouver un moyen de recycler le plastique durablement, tout en n’ayant plus besoin d’utiliser de bitume (dérivé d’hydrocarbures). Ce qui par conséquent réduirait la pollution atmosphérique (eh oui, ça pue le bitume!).

Outre le problème du déchet plastique, il y a également la question de sa toxicité

Le bisphénol A, vous connaissez?
Cette substance est reconnue comme étant un perturbateur endocrinien contribuant à l’apparition des cancers du sein, de la prostate, du diabète de type 2 ou causant des troubles psychomoteurs.
Effrayant… Mais ce n’est pas le seul problème, loin de là!

Il existe différentes sortes de plastiques, qui ont été classifiées pour en faciliter le recyclage.
Comme une image vaut mille mots, voici un récapitulatif de ceux que vous pourrez rencontrer et les recommandations qui vont avec!
A imprimer et garder dans le sac à main 😉
N’hésitez pas à compléter ou corriger en commentaire si vous trouvez des erreurs!

recap-plastiques-unik
Ce qu’on peut retenir:

  • Quitte à acheter du plastique, choisissez les numéros 2,4 ou 5.
  • Ne chauffez jamais des aliments dans un contenant en plastique (deux précautions valent mieux qu’une!). Sortez une casserole, un plat en verre ou une assiette!
  • Jetez les plastiques abîmés (ou faites comme moi, recyclez les en boîtes à vis au garage!)
  • Préférez les contenants en verre ou inox quand c’est possible!

Ici on a remplacé les lunchbox en plastique par des plats en verre, et les bouteilles d’eau en PET par des bouteilles en verre (recyclage de bouteilles de jus de fruits car nous buvons l’eau du robinet). Même si on a encore du plastique (pour les yaourts ou la margarine… ou les sachets congélation), plus aucun plastique ne sert de contenant à un plat chaud.

Si vous cherchez des alternatives à vos contenants potentiellement toxiques, jetez un œil à http://www.sans-bpa.com/. Vous y trouverez des gourdes, les lunchbox et même des pailles ;).

Les évolutions de la législation contre le plastique

Depuis juillet 2016 les sacs plastique fins sont interdits en caisse, mais encore autorisés en rayon alimentaire (jusque janvier 2017).

Les sacs en plastiques épais réutilisables, sacs en papiers et autres cabas en tissus sont donc de mise.
Et dès janvier 2017, seuls les plastiques (en partie) biodégradables et biosourcés seront autorités…

Le seul hic c’est le “en partie” car oui… L’exigence en la matière est faible : la teneur en matière biosourcée des plastiques dits “végétaux” ne devra être que de 50% en 2020 (et 60% en 2025) (source www.service-public.fr/). On n’est pas prêts de ne plus voir de sacs plastiques dans nos champs malheureusement…

En tant que consommateurs, nous pouvons faire encore mieux 😉
Se passer totalement de sacs plastiques n’est pas si compliqué avec un peu d’organisation.
Personnellement dans mon coffre, j’ai toujours un ou deux cabas (ou même les grands sacs de course qu’on peut acheter aux caisses des hypers)
Dans mon sac à main un Tote bag ou un Tee Shirt recyclé, et quand je fais mes courses des petits sacs à vrac.

 

J’y vois trois gros avantages :

  • Je ne paye que le produit quand j’évite les emballages,
  • Je n’ai plus l’impression d’être une femme sandwich en me baladant avec des sacs estampillés de marques
  • Ça fait moins de plastique qui finit à la poubelle, ou dans la nature :/

Dès janvier 2018, la loi pour la reconquête de la biodiversité prévoit la fin de la commercialisation de produits cosmétiques ou d’entretien contenant des micro billes de plastique (en général abrasifs ou exfoliants).

Cette même loi prévoit également l’interdiction des cotons tiges à tige plastique à l’horizon 2020. Les cotons tiges dont la tige est en papier seront toujours commercialisés. (source : www.service-public.fr)

Or il n’est pas compliqué de se passer de ces produits… Le marc de café ou le sucre sont par exemple des exfoliants naturels très efficaces. Et les cure-oreilles lavables (ou oriculis) en métal ou en bois sont une alternative économique aux cotons tiges.

Retrouvez d’ores et déjà mes cabas et totes bags sur la boutique Unik. Des sacs à vrac sont prévus, les prototypes sont en cours d’élaboration !

 

Et vous, vous en êtes où avec le plastique?

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2 commentaires sur “Le plastique, c’est pas fantastique!

  • Mam's Angélique

    Il est clair qu’ici malgré une recherche active de réduction des déchets nous utilisons encore trop de plastique. Je trouve que c’est vertigineux de prendre conscience de combien nous sommes cernés par les oblets en plastique et fatalement de toute l’exploitation de la planète que ça engendre.
    Suite à un defi que j’avais vu tourner sur FB, nous avons pris l’habitude avec le Pirate d’essayer de ramasser les déchets non organiques que nous trouvons dehors.
    J’essaie de garder un maximum les bocaux en verre pour éviter de stocker dans du plastique.
    J’ai également un Tot bag dans mon sac à main mais un tout moche de la pharmacie. Un jour je te passerai commande. Vivement les petits sacs pour le vrac aussi.
    Merci pour le tableau, très intéressant à avoir su soi pour éviter les plastiques trop polluants.

    • Delphine Auteur de l’article

      Oui, même triste constat ici… Trop de plastique. Il faudrait intégralement changer notre mode de consommation pour pouvoir s’en passer. J’espace les courses, je change certaines habitudes mais c’est pas encore ça… Je ne sais pas si il me faut un déclic pour tout changer du jour au lendemain ou si c’est comme pour tout : il ne faut pas vouloir aller trop vite si on veut tenir la distance.
      Pour le moment j’y vais petit à petit, je me renseigne, je scrute les emballages (et la liste des ingrédients!!!) des produits industriels. Il m’arrive de plus en plus souvent de ne pas acheter, maudits additifs!.
      J’ai cherché de l’huile de tournesol en bouteille en verre tout à l’heure, et j’ai fait chou blanc :/. J’ai pris olive et pépins de raisin du coup…
      Je suis revenue de courses sans pâte à tartiner 😀 mouahaha… On verra si monsieur craque ou pas!
      Et j’ai aussi une jolie collec’ de bocaux (sauf que les bocaux, c’est vachement plus lourd que le plastique sur les étagères… Il faut des fixations solides pour les meubles de cuisine en hauteur!).
      Sympa le ramassage des déchets avec ton pirate! Si seulement les gens ne jetaient pas dans la nature :'(
      J’ai l’impression qu’une partie de notre génération est vraiment négligente là dessus!